Réponse courte : le pire se joue entre le deuxième et le troisième jour, l'essentiel s'atténue en trois semaines, et les symptômes ont généralement disparu au bout de six à huit semaines. Et une envie de fumer, prise isolément, ne dure que deux à trois minutes.
Les premiers symptômes apparaissent : irritabilité, envie de fumer, difficulté à se concentrer.
Le pic d'intensité. C'est le moment le plus difficile de tout le sevrage, et c'est aussi celui après lequel tout commence à s'améliorer.
Les symptômes s'atténuent progressivement sur une vingtaine de jours en moyenne.
Les symptômes de sevrage ont généralement disparu.
La dépendance physique à la nicotine disparaît, avec de grandes variations d'une personne à l'autre.
Les envies déclenchées par une situation (un café, une soirée, une contrariété) peuvent encore survenir. Elles ne sont plus du manque physique, mais un réflexe conditionné.
C'est le chiffre le plus utile de toute cette page. Une pulsion à fumer n'est pas un état continu : c'est une vague, qui monte, culmine et redescend en deux à trois minutes.
Concrètement, cela veut dire que vous n'avez jamais à « résister toute la journée ». Vous avez à tenir deux minutes, un certain nombre de fois par jour, et ce nombre diminue de semaine en semaine. Boire un grand verre d'eau, sortir prendre l'air, appeler quelqu'un, se laver les dents : n'importe quelle action qui occupe deux minutes suffit à laisser passer la vague.
Les principaux symptômes décrits par Tabac info service sont les suivants :
Il n'existe pas de tableau officiel donnant une durée précise pour chaque symptôme pris séparément, méfiez-vous des sites qui en proposent un. Le seul symptôme réellement chiffré à part est l'insomnie, qui se concentre sur les 10 à 15 premiers jours.
Un manque intense et durable est un signal, pas une fatalité. Si les symptômes restent forts au-delà de la première semaine, c'est très souvent le signe d'un sous-dosage du substitut nicotinique, la première cause d'échec des tentatives d'arrêt. Le dosage se rattrape facilement : voir quel dosage de patch choisir, ou appelez le 39 89.
L'intensité du manque dépend surtout du niveau de dépendance physique, que le test de Fagerström permet de mesurer en six questions. Un score élevé annonce un sevrage plus difficile sans traitement, mais c'est aussi le profil pour lequel les substituts nicotiniques apportent le plus grand bénéfice.
Deux autres facteurs pèsent lourd : le contexte (un arrêt entamé pendant une période de stress intense est plus dur) et l'entourage (vivre avec un fumeur multiplie les déclencheurs). Ce sont des paramètres sur lesquels on peut agir, au moins en partie, en choisissant son moment.