Le sous-dosage est la première cause d'échec des tentatives d'arrêt. Voici les règles officielles de choix, les schémas de décroissance et la manière d'ajuster soi-même, avant d'en parler à un professionnel de santé.
Cette page est informative. Le choix d'un dosage se fait idéalement avec un médecin, un pharmacien, une sage-femme, un infirmier ou un tabacologue, qui peut aussi vous le prescrire, et donc vous le faire rembourser à 65 %. Tabac info service : 39 89.
| Forme | Dosages | Usage |
|---|---|---|
| Patch 24 h | 7, 14, 21 mg | Couvre la nuit, utile si l'envie est forte dès le réveil |
| Patch 16 h | 10, 15, 25 mg | Retiré le soir, utile en cas de troubles du sommeil |
| Gomme à mâcher | 2 et 4 mg | Envies ponctuelles, en complément du patch |
| Comprimé à sucer | 1 à 4 mg | Envies ponctuelles |
| Inhaleur | 10 mg/cartouche | Maximum 12 cartouches par jour ; conserve le geste |
| Spray buccal | 1 mg/pulvérisation | Maximum 64 pulvérisations/24 h ; action très rapide |
Il n'existe pas de règle officielle pour choisir entre patch 16 h et patch 24 h. Le repère pratique est simple : si l'envie de fumer est forte dès le réveil, le 24 h est plus adapté ; si le patch perturbe votre sommeil, passez au 16 h ou retirez le patch 24 h avant le coucher.
| Consommation | Semaines 1 à 4 | Semaines 5 à 8 | Semaines 9 à 12 |
|---|---|---|---|
| 20 cigarettes/jour ou plus | 21 mg/24 h | 14 mg/24 h | 7 mg/24 h |
| Moins de 20 cigarettes/jour | 14 mg/24 h | 14 mg puis 7 mg | 7 mg/24 h |
Le repère mémorisable retenu par la HAS est « 1 cigarette ≈ 1 mg de nicotine ». Il donne un point de départ, pas une vérité : selon l'intensité de l'inhalation, une même cigarette peut délivrer de 1 à 3 mg. C'est pour cela que l'ajustement compte davantage que le calcul initial.
Pour les patchs 16 heures, le schéma officiel ne se fonde pas sur le nombre de cigarettes mais sur le score de Fagerström.
| Score | Semaines 1 à 8 | Semaines 9-10 | Semaines 11-12 |
|---|---|---|---|
| 7 et plus (forte dépendance) | 25 mg/16 h | 15 mg/16 h | 10 mg/16 h |
| 3 à 6 (faible à moyenne) | 15 mg/16 h | 10 mg/16 h (semaines 9 à 12) | |
Si des symptômes de manque persistent après un à sept jours au schéma 15 mg, le passage au schéma 25 mg est prévu. Ce n'est pas un échec : c'est le fonctionnement normal de l'ajustement.
La HAS recommande d'ajuster la dose dès la première semaine. L'ajustement se fait par paliers de 7 mg. L'objectif est simple à formuler : se sentir bien, sans manque, sans être en surdosage.
Envies de fumer qui restent fortes, insomnie, irritabilité, agitation, sensation de faim. C'est le cas le plus fréquent et le plus coûteux : beaucoup de fumeurs abandonnent en croyant que « les patchs ne marchent pas », alors qu'ils en portent simplement trop peu.
Palpitations, nausées, diarrhées, bouche pâteuse, insomnies, impression désagréable d'avoir trop fumé.
La HAS recommande d'associer un patch à une forme orale (gomme, pastille ou spray) pour couvrir les envies ponctuelles. Le patch assure le fond, la forme orale répond aux pics. C'est l'une des associations les plus efficaces, et elle est trop peu utilisée.
La HAS recommande une durée minimale de trois mois. Tabac info service précise qu'il faut rester au minimum quatre semaines à chaque dosage, jusqu'au dosage le plus faible, chaque étape pouvant être prolongée si nécessaire. Il ne faut pas dépasser six mois sans avis médical.
Prolonger un palier n'est jamais un problème ; descendre trop vite en est un. La nicotine du substitut n'est pas ce qui rend malade : c'est la fumée. Mieux vaut six mois de patch qu'une rechute au deuxième mois.